Martha Jane Cannary, une bio en bd

calamity cover

J’avais été plutôt triste lorsque j’ai fini le fils de Philipp Meyer. Ma soif de western, de grands espaces et d’Indiens n’était pas tout à fait étanchée. Mais ne le sera-t-elle jamais?

C’est donc avec beaucoup d’attentes que je me suis plongée dans la biographie en bande dessinée de Calamity Jane par Christian Perrissin et Matthieu Blanchin, chez Futuropolis.

Je connaissais un peu la vie de Calamity Jane. Au collège, j’avais vu la pièce adaptée des lettres à sa fille et comme tout le monde, je connaissais sa réputation et l’imagerie populaire. Mais je ne n’étais jamais allée plus loin.

Le premier point fort du livre, c’est qu’il raconte toute la vie de Calamity Jane en la replaçant de le contexte socio-historique. Conquête de l’Ouest, place des femmes, pauvreté et même développement de la communauté mormone, tout y est. Et ça permet de mieux comprendre le personnage. La soif de liberté, la vivacité et le courage de Martha Jane s’opposent à la misère, aux convenances et à la violence de son époque. Plus qu’une calamité, elle apparaît comme une vraie hors la loi.

Mais au-delà de la figure fun et badass, c’est surtout une femme seule, rongée par la culpabilité et les pertes successives des personnes qu’elle aime (sa mère, ses frères et sœurs, son mari, sa fille…) qui essaye de vivre quand même. Tout le livre alterne donc les anecdotes connues et rocambolesques comme la bataille de Little Big Horn ou bien sa participations aux cirques ambulants avec des moments beaucoup plus intimes et très touchants qui nous font nous senir très proches de Martha Jane.

La grande réussite du travail de Perissin et de Blanchin réside dans le point de vue qu’ils ont réussi à adopter. Si leur empathie pour le personnage est perceptible, elle ne s’exprime pas au détriment des faits historiques recueillis. Ils parviennent à retranscrire les faits grâce à un important travail de recherche tout en faisant vivre un personnage émouvant.

Je m’étais plongée dans La vie aventureuse de celles que l’on nommait Calamity Jane pour oublier Le fils, et ça a parfaitement fonctionné. En refermant le livre, j’ai eu l’impression d’avoir passé quelques soirées en compagnie d’une femme exceptionnelle et touchante que j’ai maintenant hâte de retrouver.

calamity bad lands (179 x 250)     calamity inside (181 x 250)

Pour passer plus de temps avec Martha Jane :

La série Deadwood,

Lettre à sa fille

clamity tombe

Calamity Jane en 1903 devant la tombe de son grand amour, Wild Bill Hickock.

Et en musique:

Bill & Jane par Chloé Mons et Alain Bashung

https://www.youtube.com/watch?v=dKlKBLioYX8

Et la contribution d’Annie Cordy

https://www.youtube.com/watch?v=pV36lOMGhRg

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