La reine ou les Harlem Globetrotters?

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Début avril, pour mon anniversaire, mon copain m’a offert des places pour aller voir les Harlem Globetrotters, cette équipe de basket acrobatique originaire de Chicago (comme son nom ne l’indique pas) et qui se produit dans le monde entier. Le show mêle match de basket, prouesses techniques et humour potache, sur fond de musique pop et d’apparitions de Globie, la mascotte trop mignonne. C’était un de mes rêves depuis toute petite. J’étais donc excitée comme une puce de me rendre à Bercy samedi soir.

Et je n’étais pas la seule à fêter son anniversaire puisque c’était également les 90 ans des Harlem Globetrotters. Et devinez qui fêtait aussi ses 90 ans? Pas moi évidement, mais la Reine d’Angleterre. Et plus le match avançait, plus je me disais que les deux avaient pas mal de points communs.

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Pour commencer, les deux ont vu le jour en 1926, année marquée par l’essor du communisme, quelques coups d’état, la construction européenne et, il faut le souligner le passage à la semaine de 40 heures pour les fourreurs américains. C’est aussi l’année de naissance de Jerry Lewis, Valery Giscard d’Estaing, Hugh Heffner et Leslie Nielsen. Une bonne année pour l’humour dirons nous.

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Ensuite, les deux ont parcourus le monde. Les Harlem Globetrotters peuvent se vanter d’avoir joué plus de 26 000 matchs dans 122 pays (sur 197) tandis que cette chère Queen Mum a effectué des visites dans plus de 130 pays. Et ils ont même visité des pays qui n’existent plus!

Et comme si ça ne suffisait pas, comme toute célébrité qui se respecte, la reine Elizabeth et les Harlem Globetrotters ont des amis célèbres. Nelson Mandela et les Pape Jean-Paul 2 et François ont été nommés membres honorifiques des Harlem Globetrotters. Elizabeth, elle, se fait prendre en photo par Annie Leibowitz et fête son anniversaire avec Barack Obama.

Et que fait une célébrité quand elle a une vie super cool? Elle rétablit (un peu) la balance en faisant preuve de générosité. La reine parraine plus de 600 associations caritatives: enfance, animaux, environnement, sport, santé, rien ne lui échappe. Les Harlem Globetrotters eux, ont recentré leur mission. Si le niveau de cette équipe, entièrement afro-américaine, a sans doute participé à la lutte contre la ségrégation à ses débuts, leur engagement militant est aujourd’hui tourné vers l’enfance et l’éducation, plus particulièrement les enfants malades et ceux victimes de harcèlement à l’école.

Enfin, la Reine Elizabeth et les Harlem Globetrotters collectionnent les records dans des domaines variés. Elizabeth 2 est le monarque britannique à avoir régné le plus longtemps (c’est aussi le 2ème règne le plus long au monde, derrière le roi thaïlandais Bhumibol Adulyadej). C’est aussi celle qui a visité le plus de pays, a été la première à envoyer un mail, un message sur la lune et à sortir pour un bain de foule. Les Harlem Globetrotters ont eu 7 records homologués dans le Guinness book que vous pouvez découvrir ici en vidéo:

Enfin, ces deux institutions sont maintenant des monuments de la pop culture. Apparitions télé, produits dérivés, expressions populaires, on ne compte plus les allusions à ces deux monuments dans la pop culture. Voyons si vous êtes au point!

Alors la reine, les Harlem Globetrotters ou les deux?

Qui a fait une apparition dans les Simpsons ?

Les deux!

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Qui est un personnage récurent de Futurama ?

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Les Harlem Globetrotters, la Reine, elle a «roulé le grand Cigar»

Qui a eu son propre show?

Les deux. Un documentaire un peu barbant pour la Reine vs un dessin animé Hanna Barbera pour les Harlem Globetrotters:

Qui a inspiré des titres aux Beatles, à Primal Scream et aux Smith ?

Elizabeth, évidemment. Les Harlem Globetrotters se «contentent» d’un hymne et d’un générique.

Qui a créé sa propre race de chiens?

La reine, un croisement de teckel et de Corgi le Dorgi Un petit chien qui doit galérer avec ses petites pattes pour sauter sur le canapé. L’antithèse du basketteur quoi.

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Mes concerts à venir

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Le printemps est une saison que j’adore pour beaucoup de raisons; l’une d’elle est que c’est généralement le moment où ont lieu plein de chouettes concerts à Paris. Et quand on y va, pas besoin de porter son attirail d’hiver (doudoune, écharpe, bonnet, gants) pendant qu’on profite du show. Enfin, j’adore sortir d’un concert quand il fait encore jour et aller boire un verre en terrasse pour prolonger ce moment.

Alors voici ma programmation pour le printemps 2016, qui pourra encore s’enrichir en fonction des annonces et coups de cœur de dernière minute. Peut-être qu’on se croisera à certains d’entre eux.

On commence mardi 19 avril avec Giant Sand au Trabendo.

Ce sera peut-être l’un des derniers concerts d’Howe Gelb et du groupe. Lors de leur concerts à la Gaîté lyrique en décembre, Howe avait annoncé qu’il se sentait trop vieux pour continuer le groupevgbbbbbb. Le concert avait pris l’allure d’un passage de relais aux plus jeunes (sa fille, ses musiciens). Le concert avait vraiment été très bon et très émouvant. J’ai à la fois hâte de voir ce que nous réserve celui du Trabendo et en même temps, je voudrais que ça arrive le plus tard possible. Parce que c’est sans doute la dernière fois que je les verrai sur scène.

Je serais ensuite le 3 mai à la Cigale pour écouter The Kills.

L’annonce de cette date m’avait mise dans tous mes états. J’adore ce groupe mais je n’ai malheureusement que trop peu l’occasion de les voir sur scène. Souvent, quand ils annoncent une date, soit j’ai déjà des places pour un autre groupe que j’adore le même soir, soit je ne suis pas à Paris. J’étais tombée amoureuse de leur précédent album, Blood Pressure, du genre à l’écouter en boucle des journées entières. Et là, j’ai ressenti la même chose avec leur nouveau single. J’espère que le nouvel album sera à la hauteur de mes espérances mais je leur fais confiance.

Le 11 mai, j’irai écouter XIXA à la Flèche d’Or.

XIXA, ce sont deux des musiciens de Giant Sand, que j’ai découvert lors du concert de la Gaîté Lyrique. Certaines chansons me transportent instantanément à Tucson, au milieu des javelinas et des cactus saguaro (un jour il faudra que je vous dise tout l’amour que j’ai pour cette ville). D’autres, plus pop ou plus folk, permettent de vraiment apprécier la qualité des compositions du groupe, même si on n’a pas d’affinités avec la Cumbia (ce que j’ai personnellement du mal à concevoir).

Puis le 5 juin, ce sera We Love Green, au parc de Vincennes.

La programmation est vraiment bien faite pour moi puisque les trois groupes que je veux voir passent le même jour.

La première qui m’a décidée à prendre mon billet c’est PJ Harvey

Je crois que j’ai aimé les albums de PJ Harvey dès que j’ai découvert To Bring you my Love et ses chansons hypnotiques. Elle est assez vite devenue une référence, un modèle pour l’ado que j’étais. Je l’ai suivie attentivement pendant des années, allant la voir en concert à chaque fois que je pouvais (4 ou 5 fois je crois, dont une avec Marainne Faithfull). Et puis j’avais lâché à la sortie de White Chalk, qui ne me parlait pas du tout. Son nouveau titre m’a vraiment convaincue, j’espère que la suite et surtout le concert seront à la hauteur. Et qu’elle jouera ses premières chansons!

Je profiterais aussi ce soir là de Fat White Family

J’ai découvert ce groupe en concert à Rock en Seine il y a deux ans je crois, et ça a vraiment été un coup de foudre. Voir Fat White Family en concert, c’est un peu comme être invité  à une boum chez Dionysos (le dieu, pas le groupe) ou aller à un brunch avec Jim Morrison (le vrai). C’est décadent et bon enfant . On en prend plein les yeux, plein les oreilles et ça fait du bien. Le groupe a d’excellentes compositions et une présence sur scène que beaucoup doivent leur envier. Il enchaîne les dates en étant toujours aussi généreux et délirant, comme si chacun de leurs concerts était à la fois le premier et le dernier.

Enfin, ce We Love Green sera pour moi l’occasion de voir Air sur scène pour la première fois.

L’électro n’est pas mon genre de prédilection. Je me déplace rarement pour aller voir ces groupes en concert mais Air a une place particulière dans mon cœur. Je me souviens de la première fois où je les ai entendu (à Nulle Part Ailleurs, en 1998 sur Sexy Boy). J’avais acheté le single le lendemain. J’ai eu tout de suite l’impression que c’était quelque chose d’unique qui annonçait un phénomène plus grand. Un peu comme quand j’avais vu les Worlds Apart chez Charly et Lulu. J’avoue que je suis curieuse de voir ce qu’ils ont préparé au niveau visuel pour ce live (Air, pas les Worlds Apart).

Et je finirai ce printemps 2016 avec FIDLAR au Trianon le 13 juillet.

FIDLAR, c’est mes sales gosses préférés. A chaque fois que je les entends, j’ai le sourire et envie de faire plein de trucs débiles. Et je ne dois pas être la seule quand je repense à l’ambiance de leur dernier concert auquel j’avais assisté au Trabendo. J’ai un peu du mal à les imaginer dans ce joli théâtre du XIXème siècle qu’est le Trianon, avec ses places assises et ses colonnes. J’espère qu’ils seront inspirés, et le public aussi.

Et vous, qui allez-vous voir?

Le Château, aventures gothiques

La Wednesday Adams en moi avait flashé sur la couverture du livre. Et en plus d’avoir un nom qui fait penser à Edward Gorey, Edward Carey, l’auteur a quitté le Royaume-Uni pour vivre à Austin, Texas. Et ça à mes yeux c’est un gage de qualité. Mais j’avais ce jour là bien trop de livres à lire pour succomber à la tentation.

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Et comme j’avais bien avancé dans mes lectures et que j’avais été vraiment très sage, le père Noël l’a déposé dans mon petit soulier (une paire de converses léopard pour être précise). Je me suis lancée dès que j’ai pu dans la lecture de ce roman loufoque aux accents gothiques et victoriens.

L’histoire est assez étrange et vraiment bizarre à résumer. Les Ferrayor sont une vieille famille qui se veut aristocratique dans le Londres de 1870. Ils vivent dans leur château, au milieu d’une immense décharge, qui est un peu leur fortune. Ils ont des traditions étranges (la possession d’un objet de naissance qu’il faut soigner et chérir toute sa vie notamment), des noms qui n’en sont pas, des mariages arrangés entre cousins et des domestiques.

Clod, 16 ans, le héros a la faculté d’entendre le nom des objets (qui eux, ont des vrais noms). Il se lie d’amitié avec une domestique de son âge (Lucy), fraîchement arrivée dans la maison.

Le roman raconte à la fois l’histoire des Ferrayor, la quête de liberté de Lucy et le passage à l’âge à l’adulte de Clod.

L’histoire, assez simple dans sa structure est bien construite. Elle est racontée principalement par Clod et Lucy mais aussi par d’autres personnages secondaires. Les changements de tons et de point de vue contribuent à créer le suspense et relancent la lecture, d’un chapitre sur l’autre.

L’autre atout de ce roman, c’est l’univers créé par Edward Carey. L’éditeur nous promettait quelque chose digne de Tim Burton. J’étais sceptique au début mais la promesse est tenue. Le monde créé par l’auteur permet des rebondissements vraiment inattendus et cohérents.

Enfin, le livre est sublimement illustré par l’auteur lui même à travers les portraits des personnages et le plan de la maison. Cela permet de se projeter encore plus dans le roman.

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Vous l’avez compris, j’ai adoré ce livre. On ne sent pas passer les 450 pages tant on est pris par la découverte du monde des Ferrayor et par l’histoire. Et puis, un peu à la manière d’une fable, le livre nous amène à nous questionner sur notre propre rapport aux objets et aux autres, notamment à la famille.

Comme souvent, après avoir lu un bon roman, on est un peu déçu de le finir. La bonne nouvelle c’est qu’il me reste deux tomes à découvrir.

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Et en bonus, encore du dessin: