Le Château, aventures gothiques

La Wednesday Adams en moi avait flashé sur la couverture du livre. Et en plus d’avoir un nom qui fait penser à Edward Gorey, Edward Carey, l’auteur a quitté le Royaume-Uni pour vivre à Austin, Texas. Et ça à mes yeux c’est un gage de qualité. Mais j’avais ce jour là bien trop de livres à lire pour succomber à la tentation.

couverture

Et comme j’avais bien avancé dans mes lectures et que j’avais été vraiment très sage, le père Noël l’a déposé dans mon petit soulier (une paire de converses léopard pour être précise). Je me suis lancée dès que j’ai pu dans la lecture de ce roman loufoque aux accents gothiques et victoriens.

L’histoire est assez étrange et vraiment bizarre à résumer. Les Ferrayor sont une vieille famille qui se veut aristocratique dans le Londres de 1870. Ils vivent dans leur château, au milieu d’une immense décharge, qui est un peu leur fortune. Ils ont des traditions étranges (la possession d’un objet de naissance qu’il faut soigner et chérir toute sa vie notamment), des noms qui n’en sont pas, des mariages arrangés entre cousins et des domestiques.

Clod, 16 ans, le héros a la faculté d’entendre le nom des objets (qui eux, ont des vrais noms). Il se lie d’amitié avec une domestique de son âge (Lucy), fraîchement arrivée dans la maison.

Le roman raconte à la fois l’histoire des Ferrayor, la quête de liberté de Lucy et le passage à l’âge à l’adulte de Clod.

L’histoire, assez simple dans sa structure est bien construite. Elle est racontée principalement par Clod et Lucy mais aussi par d’autres personnages secondaires. Les changements de tons et de point de vue contribuent à créer le suspense et relancent la lecture, d’un chapitre sur l’autre.

L’autre atout de ce roman, c’est l’univers créé par Edward Carey. L’éditeur nous promettait quelque chose digne de Tim Burton. J’étais sceptique au début mais la promesse est tenue. Le monde créé par l’auteur permet des rebondissements vraiment inattendus et cohérents.

Enfin, le livre est sublimement illustré par l’auteur lui même à travers les portraits des personnages et le plan de la maison. Cela permet de se projeter encore plus dans le roman.

lucy-penant                                                cousin

heaphouse

Vous l’avez compris, j’ai adoré ce livre. On ne sent pas passer les 450 pages tant on est pris par la découverte du monde des Ferrayor et par l’histoire. Et puis, un peu à la manière d’une fable, le livre nous amène à nous questionner sur notre propre rapport aux objets et aux autres, notamment à la famille.

Comme souvent, après avoir lu un bon roman, on est un peu déçu de le finir. La bonne nouvelle c’est qu’il me reste deux tomes à découvrir.

tome2

Et en bonus, encore du dessin:

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